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Les scientifiques se penchent sur la problématique du blé

Depuis la confirmation de la baisse de la production céréalière pour cette année par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, il y a quelques semaines, les organismes spécialisés et les pouvoirs publics affichent davantage de préoccupations quant à l’avenir de la filière blé en Algérie et de la sécurité alimentaire du pays.
 

C’est dans ce contexte que des organismes comme l’ITGC (Institut technique des grandes cultures) et l’INRA, (Institut national de la recherche agronomique), associés à la faculté des sciences agronomique de l’université de Constantine, viennent de mettre en place le réseau scientifique et technique pour la modernisation de la filière blé dur.

Selon des experts de l’ITGC, cette nouvelle initiative, baptisée Réseau blé dur, est lancée dans la perspective d’instaurer « des schémas de recherche dans le domaine de la culture du blé, et ce, à travers l’exploration et l’analyse des différents aspects liés à l’itinéraire technique en amont et en aval, à savoir de la sélection des semences jusqu’au traitement et le stockage des récoltes, en passant par la préparation des sols, les techniques de labeurs, les produits phytosanitaires et la lutte contre les parasites. »

Interrogé à ce sujet, un ingénieur de l’ITGC a fait savoir que « tous les aspects liés à la génotypage, la physiologie, la biochimie, la génétique, l’agronomie, l’analyse de la qualité et la transformation du blé dur, seront pris en charge à travers des recherches approfondies qui seront menées par différentes équipes de recherche ayant acquis des compétences avérées dans le domaine de développement de la céréaliculture en contexte de stress hydrique. »

Par ailleurs, selon le même expert, le Réseau blé dur s’est également lancé dans la recherche sur « la biotechnologie végétale par la mise en place d’une plate-forme qui traite la sélection in vitro, la variation somaclonale, du croisement des semences, du sauvetage d’embryons, de la mutagène et de l’utilisation des PGPR (PlanGrowth-Promoting Rhizobactéria) comme bio-fertilisant.»

Les contraintes que pose le changement climatique ne sont toutefois pas omises par le réseau scientifique en question dès lors, fait-on savoir auprès de l’ITGC, « l’irrigation reste une préoccupation de recherche qui devait être développée dans le cadre de ce réseau en focalisant les travaux sur la relation phénologie, structure de la plante et apports en eau en fonction des conditions pédoclimatiques. »

Avec une production céréalière qui n’a pas dépassé les 3,3 millions de tonnes, l’Algérie connaitra un recours élargi à l’importation durant la saison 2016/2017 pour faire face au déficit sur le marché local dont les besoins dépassent les 8 millions de tonnes de blé seulement, dont plus d’un tiers en blé dur. La facture des importations de cette céréale dépasse du loin les 1,5 milliards de dollars depuis 2013.
Source: leconews

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